Hossegor – Mes vacances idéales

Je passe mes vacances d’été à Hossegor depuis que je suis née, alors cette ville a pour moi quelque chose de très spécial. Comme quand j’étais petite, le rituel reste inchangé : je pose mes valises, je passe au Presse offrir un magazine à ma fille pour les vacances -qui cette année se transforme en roman- et nous allons faire un tour du Lac.

Le lac d’Hossegor me ressource comme aucun autre endroit. Douce lenteur au rythme des marées, il me berce à marée haute comme à marée basse, au lever ou au coucher du soleil, en courant ou en méditant, il reste mon point d’ancrage et de rêverie. J’aime m’y baigner, d’une plage à l’autre, j’aime y faire du paddle, j’aime admirer les maisons qui le bordent.

Elle est toujours là d’ailleurs, la maison de Léon*, mon arrière-grand-père. Elle domine le lac, majestueuse, sur la Plage Blanche, avec ses volets verts et son bel escalier en marbre. Je la devine, je l’aperçois, puisqu’elle ne fait plus partie de la famille depuis de longues années maintenant. Mais que Léon se rassure, la maison de ce héros est toujours aussi belle et bien entretenue, respectée et choyée par ses nouveaux propriétaires. Je suis nostalgique de notre villa, bien entendu, mais ainsi va la vie.

Je suis pleine de gratitude à l’idée de revenir ici chaque année ; entre le lac et l’océan, mon cœur est comblé. Les embruns, le roulement des vagues, les plages à perte de vue, la brise si familière… C’est donc ici que je me ressource, dans mes Landes natales ; je ne suis pas une pro du yoga, loin de là, mais ici, c’est différent. J’aime me laisser aller à différentes postures qui me mettent en joie. J’aime me laisser aller à une méditation de pleine conscience que j’ai du mal à embrasser à Paris. Tout me paraît si simple et si léger, le bien-être de l’âme et du corps, ne penser qu’à soi, se retrouver dans sa bulle et (re)trouver son rythme, enfin.

C’est également le moment des bonnes résolutions, pour mon entreprise notamment. Le Bizcuit, c’est mon bébé, un long cheminement avec des hauts et des bas, comme tout entrepreneur les connaît. La pression du chiffre, de la rentabilité à tout prix, du service, de la satisfaction client… Tout cela est primordial, certes, mais si je flanche, alors tout devient à risque. Me ressourcer une fois par an est donc essentiel et non-négociable, car c’est bien ici que je puise ma force et mon envie d’avancer, pour le reste de l’année.

J’aime découvrir de nouvelles saveurs, de nouvelles modes, des tendances oubliées, m’inspirer sur les plages et dans les restaurants de bord de mer, écouter et rencontrer, échanger et m’émerveiller. Car les vacances, c’est pour moi un « reset » de la vie parisienne, si rude et si enivrante à la fois. Prendre soin de soi est devenu si rare qu’il est parfois même difficile de s’y résoudre. Mais le bonheur que je puise dans ces quelques jours me donnent la force et la volonté de créer avec goût et féminité.

Car Le Bizcuit, ce n’est pas uniquement une histoire de fabrication de biscuits. Ce qui m’anime aujourd’hui, en tant que chef d’entreprise, c’est l’émotion que je peux générer lors de la dégustation de mes biscuits. Un goût, une texture, un mode de consommation, une personnalisation unique. J’y retrouve, pour ma part, l’émotion unique de la boîte en fer que ma grand-mère ouvrait lorsque j’arrivais chez elle chaque été. Une émotion bien entendu indescriptible, mais si évocatrice. La gourmandise, la générosité, le bien-être, la famille, la douceur, le réconfort, l’amour, l’enfance, l’innocence… tout cela m’évoque Le Bizcuit. Et j’espère du fond du cœur qu’il touchera mes clients autant qu’il me touche.

Et si mes biscuits personnalisés vous plaisent, sachez que vous pouvez les commander dans des boîtes de 500g ou même au kg, comme ça, sans message, juste pour votre plaisir gustatif. Des sablés qui vous plongeront à nouveau dans un espace-temps oublié et plein de promesses. Quand la gourmandise et la nostalgie se rencontrent, pour un plaisir partagé ou solitaire…

Samantha, fondatrice Drôles de tables & Le Bizcuit

*Léon Pommiès : retrouvez l’histoire de Léon POMMIES dans différents ouvrages dont « Les Amis d’en face », histoire d’une fraternisation franco-allemande dans les tranchées durant la première guerre mondiale : https://www.facebook.com/lesamisdenface